Souche de l'agent responsable de la pandémie de 1968 («de Hong Kong »). Les projections extérieures de la surface contiennent les récepteurs par lesquels le virus s'attache aux cellules épithéliales du tractus respiratoire Souche de l'agent responsable de la pandémie de 1968 («de Hong Kong »). Les projections extérieures de la surface contiennent les récepteurs par lesquels le virus s'attache aux cellules épithéliales du tractus respiratoire La grippe est une provoquée par , un , agent infectieux naturel de l'homme et de nombreux animaux tels que le , le , et de nombreux . Il s'agit d'une qui se manifeste souvent par temps froid. Deux explications sont avancées l'air froid, en pénétrant dans les , inhiberait les défenses immunitaires et favoriserait les infections transmises par l'air (aérosol des éternuements) ; la promiscuité due à nos comportements en hiver (dans les transports en commun, dans des restaurants...) qui favorise la transmission du virus. Contrairement aux (colportées par les expressions «de froid », «froid »), la manière dont on se couvre et la sensation de froid ressentie n'ont donc pas d'influence sur le déclenchement de la maladie. Histoire La maladie (humaine et aviaire) semble exister depuis plus de 2000 ans au moins et avoir été décrite par en . Avant que Livy dans la Rome antique ne décrive des épidémies brutales qui semblent rétrospectivement pouvoir être attribuées à la grippe. La première description systématique des épidémies est faite par le Britannique (, dans un livre sur les épidémies en Grande Bretagne de 1510 à 1837). La grippe a été confondue avec une maladie bactérienne jusqu'en où le premier virus humain de la grippe a été isolé, ce qui a permis de produire un premier essai de vaccin en . Les médecins ont rapidement repéré que les épidémies se produisent de novembre à avril dans l'hémisphère nord et d'avril à octobre dans l'hémisphère sud, ce qu'on a d'abord expliqué par la conjonction des planètes. Certains avaient en effet noté des coïncidences qu’ils ont jugé troublantes entre les dates de début d'épidémie et certains évènements astronomiques (taches solaires, flux de protons, position de Vénus..) ; bien avant l'invention de la , on a imaginé des microbes venus du ciel ou de l'espace (de Vénus...) Puis plus sérieusement c'est l'influence des modifications météorologiques et du froid qui a été jugé le facteur déclenchant. Parfois la grippe prend une extension continentale ou mondiale. On parle alors de pandémie. On ne sait pas s'il y a eu dans le passé une pandémie aussi mondiale et mortelle chez les humains qu'en . Les pandémies sont parfois classées parmi les maladies émergentes induites par des virus mutants, et certains se posent aussi la question de l’impact des UV (mutagènesde la radioactivité (facteur mutagènedes biocides, des désinfectants, de l’appauvrissement génétique des populations d’oiseaux, de l’impact éventuel d'autres polluants mutagènes, ou d’aspects nosocomiaux liés aux vaccins, aux hospitalisations et aux maisons de retraite. Ces questions restent ouvertes. Le mot « » a été utilisé pour la première fois en Angleterre au lors de l'épidémie de , pour qualifier la grippe. Il semble provenir de l'expression italienne «di freddo » (influence du froid). Il rappelle le caractère saisonnier de la maladie, qui laisse supposer l'influence de l'environnement extérieur sur l'homme. Le virus est réputé mieux survivre à l’extérieur de l’organisme par temps sec et froid, raison pour laquelle les épidémies saisonnières surviennent en hiver dans les climats tempérés. Néanmoins les pandémies se sont montrées actives sur toute la planète, et le virus aviaire H5N1 semble adapté (variantsaux zones tropicales, tempérées et froides (Sibérie). Le nom français grippe aurait lui une origine gothique (Grippen) signifiant «brusquement ». Autrement ditOn n’attrape pas la grippe, c'est elle qui nous « ». La grippe était aussi nommée folette en . La grippe existe aussi chez d'autres mammifères que l'homme, terrestres et marins. Mais c'est chez l'oiseau qu'elle est la plus fréquente. Chez l’animal on l'appellera longtemps «aviaire », «aviaire » ou «du poulet ». Au symposium de Beltsville (), on décide de ne plus parler de «du poulet » mais «’influenza hautement pathogène ». Virologie Les virus de la grippe appartiennent au et sont les uniques représentants de la famille des . Ce sont des virus enveloppés dont le génome segmenté est constitué d'ARN simple brin de polarité négative. Il existe trois types de virus grippaux répartis en deux genres : le genre influenzavirus A, B qui comporte les types A et B et le genre influenzavirus C qui contient le type C. Le génome des virus A et B est constitué de huit segments d'ARN alors que celui du virus C n'en comporte que sept Structure de la particule virale La particule virale est constituée d'une enveloppe lipidique hérissée de spicules formées par les de surface. Les virus A et B ont deux glycoprotéines de surface, l' (H) et la (N). L'hémagglutinine, qui représente environ 40% des glycoprotéines de surface, est formée par l'association de deux sous unités, HA1 et HA2, reliées par un pont disulfure. L'association de trois HA forme une spicule d’hémagglutinine à la surface de la particule virale. L'hémagglutinine permet la fixation du virus sur l' terminal des cellules de l' cilié de l'arbre respiratoire. Elle est très immunogène induisant la production d' dont certains peuvent être neutralisants. L'autre glycoprotéine d'enveloppe, la neuraminidase (ou N-acetyl-neuraminyl-hydrolase), est une présente sous la forme d' à la surface de la particule virale. Sa fonction reste mal connueelle permettrait la libération de néoformés, serait impliquée dans la progression du virus dans les voies respiratoires et favoriserait la fusion des membranes virales et cellulaires au cours de la phase de pénétration du virus. Dans le cas du virus de type C, il n'y a qu'une sorte de spicule à la surface de la particule virale qui assure les fonctions à la fois de l'hémagglutinine et de la neuraminidase. En plus des glycoprotéines de surface, l'enveloppe virale est constituée de deux autres protéines viralesla protéine de matrice, M1, qui sous-tend l'ensemble de l'enveloppe virale et la protéine M2 qui joue le rôle de canal ionique pour les virus de type A. Pour les virus de sous-type B, une protéine de surface NB s'insère dans la bicouche lipidique et assurerait des fonctions équivalentes à celles de la protéine M2 des virus de type A. Enfin, une protéine CM2 serait l'homologue pour les virus de type C. À l'intérieur de la particule virale, le viral est présent sous la forme de sept ou huit de symétrie hélicoïdale qui résultent chacune de l'association d'une molécule d' et de nombreuses molécules de , NP. Cette fait partie des internes du viruselle détermine le type viral A, B ou C. Trois polymérases, PA (protéine acide), PB1 et PB2 (protéine basique 1 et 2, respectivement), forment le complexe réplicase/transcriptase et sont associées aux nucléocapsides. Classification et nomenclature La classification des virus grippaux ne s’applique qu’aux virus de type A dont certains sont hautement pathogènes pour l’homme. Elle s'appuie sur les propriétés antigéniques de l'hémagglutinine et de la neuraminidaseil existe 16 sous-types H et 9 sous-types N pouvant donner 16X9 combinaisons possibles. Chez l'homme on retrouve des virus à H1, H2, H3 et N1 ou N2 responsables de la grippe annuelle. Tous les sous types existent dans le monde aviaire avec des virus ayant une pathogénicité très variable pour les oiseaux. Actuellement un virus hautement pathogène H5N1 (avec une hémagglutinine de sous-type H5 et une neuraminidase de sous-type N1) se propage sous la forme d'une panzootie d'influenza aviaire et se transmet de manière très rare à l'homme; on parle alors de grippe aviaire. D'autres souches (H5 ou H7) sont transmissibles à l'homme sans toutefois entrainer le même pouvoir pathogène. D'autres souches atteignent d'autres espèces de mammifères tels que les chevaux, le porc etc... La nomenclature des virus grippaux est la suivantetype/ lieu d'isolement de la souche virale/ numéro de la souche/année d'isolement (sous-type). Pour le virus de la grippe aviaire, le terme «N1 » est très réducteur. En effet, actuellement, différentes souches virales circulent avec des pouvoirs pathogènes très variablespar exemple, les souches A/chicken/Shantou/423/2003(H5N1) ou A/bar-headed goose/Qinghai/5/2005(H5N1). Variabilité des virus grippaux Les virus grippaux varient selon deux mécanismesles glissements antigéniques (ou drift) ou les cassures antigéniques (shift). Les glissements sont des variations antigéniques discrètes et continues qui ne modifient pas la structure antigénique globale du virus et permettent donc de conserver une immunité partielle à court terme. Ces glissements sont dus aux mutations qui se produisent au moment de la synthèse des ARN viraux en raison du taux élevé d'erreurs de l'ARN polymérase virale. Pour tenir compte des glissements antigéniques, les vaccins grippaux sont donc préparés chaque année à partir des souches virales ayant circulé l'année précédente. En février de chaque nouvelle année, l' (OMS) fixe les souches virales qui composeront le vaccin antigrippal de l'année suivante, en fonction des données épidémiologiques résultant de la surveillance des virus influenza circulants. En 2005, l'OMS a demandé le remplacement de la souche influenza A/Fujian/411/2003(H3N2) par la souche A/California/7/2004(H3N2) pour la préparation des vaccins antigrippaux. Les cassures antigéniques sont des changements radicaux de la structure de l'hémagglutinine. Elles résultent de réassortiments génétiques survenant entre des virus de sous-types différents. Ces réassortiments aboutissent notamment au remplacement d'un type d'hémagglutinine par un autre. L'antigène nucléoprotéique NP, lui, est conservé, il s'agit toujours d'un virus de type A. L'immunité préexistante à ce changement est sans effet sur le nouveau virus si bien que les grandes pandémies surviennent suite à des cassures antigéniques. À l’heure actuelle, les spécialistes craignent une recombinaison génétique entre un virus de la grippe aviaire A/H5N1 et un virus humain circulant qui pourrait donner naissance à un nouveau virus hautement pathogène pour l’homme. Épidémiologie Les réassortiments génétiques qui surviennent entre des virus de sous-types différents sont à l'origine de grandes mondiales de grippe. C'est arrivé trois fois au cours du . En (« »), (« »), et (« »). Ces pandémies sont caractérisées par une morbidité et une mortalité élevées. Ainsi la «espagnole » en 1919 a fait quelque 40 millions de victimes, dont plus de la moitié chez les jeunes adultes. Le virus en cause, proche de la grippe porcine, était très différent de ceux circulants à l'époque. Chaque année, en France, on recense, deux épidémies de grippe la première et la plus virulente, en général en novembre-décembre, causée par des virus de type A ; la seconde, en janvier-février, causée par des virus de type B. Diagnostic clinique La période d'incubation est courte (1-2 jours). Le tableau clinique débute brutalement par une > 38,5 °C avec frissons, des , une sensation de malaise général avec des diffuses en particulier des (myalgies) et des (arthralgies). À ce tableau s'ajoutent des signes d'irritation conjonctivale-laryngo-trachéale ou bronchique (toux sèche). La fièvre dure 3 à 5 jours, la guérison est rapide mais une peut persister plusieurs semaines. Les formes compliquées sont rares mais gravesoedème aigu du poumon, formes neurologiques... Des complications liées à une surinfection bactérienne sont fréquentesotites, bronchites, pneumonie. La grippe grave ne doit jamais être méconnue du fait de la possibilité de décèsil faut savoir que la grippe est la seconde cause de mortalité par en , (2000 à 4000 décès par an en France), (derrière la à ). Ce tableau clinique particulier associe des signes aspécifiques de grippe avec une , et parfois défaillance multi-viscérale. Elle est toujours consécutive à l'infection d'un sujet fragilisé. Diagnostic virologique Ce tableau clinique (tableau de syndrome grippal) est trompeurd'autres virus peuvent entraîner des syndromes fébriles douloureux (paramyxovirus, adénovirus...). Le diagnostic de certitude est donc essentiel pour dater le début de l'épidémie. Le diagnostic se fait par l'analyse de prélèvements respiratoiresécouvillonage nasal, aspiration naso-pharyngée. En cas de pneumopathie, notamment chez l'adulte, un liquide de lavage bronchoalvéolaire peut être prélevé. La détection rapide du virus par une technique immunologique ( indirecte) permet d'obtenir un résultat en 3 à 4 heures. Cette technique est simple, rapide, économique et répond aux exigences de sensibilité et de spécificité des laboratoires de virologie. C'est donc la méthode la plus employée pour le diagnostic virologique. De plus en plus de laboratoires utilisent aussi des techniques de biologie moléculaireextraction de l'ARN viral du prélèvement, puis RT- en point final ou RT-PCR quantitative. Ces techniques permettent un diagnostic assez rapide (moins de 2 heures pour l'extraction suivie de la RT-PCR quantitative) et fiable, qui a l'avantage aussi de permettre un premier typage. La RT-PCR peut ensuite être complétée par un séquençage du génome viral, dans un but essentiellement épidémiologique. C'est par exemple ce qui est réalisé dans les Centre Nationaux de Référence de la grippe en France. L'isolement du virus sur culture cellulaire (cellules de reins de chien, MDCK) est exceptionnellement nécessaire. Il est utile pour le suivi épidémiologique annuel de la grippe. En l'absence d'effet cythopathogène du virus, la culture doit être complétée par une réaction d'hémagglutination (HA), d'inhibition d'hémagglutination (IHA) ou d'immunofluorescence (IF). Prévention et traitement La est la meilleure (taux de protection de l'ordre de 60 %) - et la seule (sauf à s'isoler) - manière de se protéger contre la grippe. Elle est gratuite en France, pour tous les sujets à risque de grippe grave : individus de plus de 65 ans, insuffisance respiratoire chronique, atteintes cardiaques ou rénales etc. Elle est fortement conseillée chez les professionnels de santé et toutes les personnes travaillant à des postes « » exposés (enseignants, administration, transports en commun...) Il existe des médicaments l'amantadine et la rimantadine qui ont une efficacité de l'ordre de 80 % quand elles sont administrée à titre préventif, l' (Tamiflu®) et le (Relenza®), qui sont des inhibiteurs de la neuraminidase. Ces traitements peuvent diminuer un peu l'importance des symptômes et la durée de l'affection. Mais ils sont coûteux, ne sont pas remboursés par la sécurité sociale en , en et en . Ils sont relativement peu efficaces une fois l'apparition des premiers symptômes. Voir aussi souches (Influenza A/New Caledonia/20/99) | |
, pandémie de . ou « Grippe asiatique de 1957» ou grippe de Hong-Kong Liens externes (fr) (fr) (fr) , article de l' , site dédié à tous les aspects de la grippe , Pr J.-M. Huraux, Faculté de Médecine de la , Belgique(fr) : liste de liens utiles, en particulier (fr)(nl)(de) (Site web qui rassemble toute information sur la et la )
Ðåôåðàòû ïî èíîñòðàííûì ÿçûêàìSouche de l'agent responsable de la pandémie de 1968 («de Hong Kong »). Les projections extérieures de la surface contiennent les récepteurs par